David Colombini

David Colombini est un designer suisse de 25 ans originaire de Lausanne et passionné de photographie, d'architecture et de nouveaux médias.

Biographie

Mes objectifs

«Terminer mon master au Royal College of Art puis revenir en Suisse, rejoindre un studio mêlant design et technologie ou créer mon propre studio.»

Biographie

David Colombini (1989) est un designer suisse originaire de Lausanne et passionné de photographie, d'architecture et de nouveaux médias. En 2017 il terminera son master en Information Experience Design au Royal College of Art de Londres. Dans une société ou l'on utilise les smarts technologies pour tenter de contrôler chaque élément de notre quotidien, Colombini crée des machines ou expériences qui nous invite à accepter une perte de contrôle en jouant avec l’aspect poétique du hasard et de l'imprévu. Cet été il travaillera deux mois pour le bureau anglais d'interaction design United Visual Artist.

Diplômé de l'ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) en 2014, il a travaillé d'octobre 2014 à juillet 2015 au Digital Technologies Group de Herzog & de Meuron à Bâle.

Les projets qu'il a réalisés à l'ECAL reflètent son intérêt pour le dialogue interdisciplinaire entre la technologie, l'informatique, l'art, l'électronique, l'architecture et la physique. Au cours des quatre dernières années, il s'est découvert une passion pour l'architecture et a travaillé pendant six mois pour Philippe Rahm Architectes à Paris.

Parallèlement à son travail artistique, Colombini a développé plusieurs projets de communication ainsi que des identités visuelles, des sites Internet et des vidéos pour différents clients tels que Kairos Studio et InSwiGo.

Distinctions

  • 2015: Foundation Switzerland Design fund
  • 2014: Contribution de soutien Médias numériques du Pourcent culturel Migros

Poésie 2.0

Talent du mois

1 janvier 2015, Katharina Nill

Pour sa machine à ballons, qui envoie des messages dans les airs, David Colombini vient de recevoir le soutien du Pour-cent culturel Migros. Dans un entretien, l’interaction designer raconte comment le skate a forgé l’approche poétique de ses œuvres.

Attention. Celui qui, dans les montagnes suisses, au parc public, sur son balcon et sur le trottoir, tombe sur un ballon bleu, en assumera les conséquences: 1 - Laisser le ballon biodégradable par terre. 2 - Prendre le tube avec le message. 3 - Ouvrir le tube à la maison. 4 - Entrer le code qui se trouve sur la feuille bleue sur www.attachment.cc, et 5 - Découvrir l’entier du message poétique ainsi que la photo ou la vidéo qui l’accompagne.

La personne devant son ordinateur fait partie d’un cycle qui ne peut se clore que maintenant. Car l’installation Attachment du jeune Interaction Designer David Colombini a plusieurs facettes: Elle inclut à la fois une machine automatisée sur le bord du Lac Léman, un site Internet, un expéditeur, un voyage de ballons dans les airs, et enfin la personne qui le retrouve. «De plus», rajoute la créateur, «Attachment joue avec la poésie et les conditions météorologiques, l’espoir, la chance, le hasard et la surprise.» Et en quelque sorte, on aurait envie d’y ajouter encore la nostalgie et le romantisme.     

De Bâle à Londres

Nous avons rendez-vous en début de soirée, un vendredi soir à la gare centrale de Zurich. Noël approche. Arrivé dans un bar de l’Europaallee refaite à neuf, le jeune homme de 25 ans prend une respiration profonde: «C’était une semaine intense.» Depuis que Colombini a terminé son cursus de Bachelor en communication visuelle, média et Interaction Design à l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) —  Attachment est son projet de fin d’études — il est en stage chez les architectes bâlois Herzog & de Meuron au département Digital Technologies Group. Depuis déjà trois mois, il est chez «H&dM», comme l’appellent les initiés.  

H&dM emploie principalement des architectes. «Mais ils ont aimé mon approche interdisciplinaire: Nouveaux médias, vidéo, architecture… J’y apprends tous les jours quelque chose de nouveau, aussi bien sur l’architecture et sur la manière dont fonctionne un grand bureau. Je participe à des nombreux projets et le travail me plait.» Il terminera son stage en mars puis quittera la Suisse au plus tard en automne pour commencer son cursus de Master dans une école renommée: le Royal College of Art de Londres.

Une bouteille à la mer moderne

Sur son site web l´artiste pluridisciplinaire lausannois, qui affirme qu´il a un penchant pour «les nouveaux médias, la photographie et l´architecture», documente près d’une trentaine de ses projets sous forme de vidéo et photos. Le nombre et la qualité des projets témoignent de sa productivité et créativité. Avec son chapeau de paille vissé sur la tête et sa barbe de trois jours, ce jeune homme semble pourtant être le calme en personne.

Attachment, qui est actuellement au stade de prototype, est exemplaire son expression artistique, car il est au croisement de la technologie, de l’informatique, de l’art, de l’électronique, de l’architecture et de la physique. «C’est certainement mon plus grand projet à ce jour et je tiens beaucoup à son développement.» Pour ce développement, il vient de recevoir la contribution de soutien à la culture digitale du Pour-cent culturel Migros qui s’élève à 10'000 CHF. Son évolution est déjà clairement planifiée: «Premièrement, le projet doit être développé de façon écologique: Le ballon est déjà en latex, mais sa biodégradabilité est controversée. Deuxièmement, vu qu’il s’agit d’une machine électronique, j’aimerais l’alimenter à l’aide d’un panneau solaire. Et finalement, je dois encore travailler sur la mobilité et la résistance de la machine — car elle doit puvoir restée dehors.»  

Apprendre des autres et collaborer

L’inspiration pour ce projet trouve son origine dans une expérience de son enfance: Lors d’une fête, le petit David Colombini âgée de 10 ans, lâcha un ballon — et gagna la course du plus long voyage: son ballon atterrit en Autriche. Attachment connaît une médiatisation internationale: «Le projet est devenu célèbre sans que j’y fasse grande chose, parfois je suis même étonné qu’aux quatre coins du monde on connaisse mon projet. Récemment j’ai été interviewé par la radio canadienne…» La réalisation technique a été possible grâce au Lab Robopoly, affilié à l’EPFL (l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) et composé d’étudiants en microtechniques. «Sans leur savoir-faire, Attachment aurait échoué.» Et il ajoute: «On peut énormément apprendre des autres…»  

La trans- et interdisciplinarité lui tient beaucoup à cœur, c’est sa philosophie. «Mes projets sont souvent basés sur des collaborations: cela m’inspire.» Ce n’est pas l’inspiration qui manque à Colombini, il en déborde presque: «Des voyages, des expositions, des ballades, mais aussi Olafur Eliasson ou le duo anglais Semiconductor m’inspirent. Je trouve aussi des idées quand je regarde des travaux de studios comme fabric | ch ou Philippe Rahm. En 2012, j’ai fait un stage chez Rahm — son architecture météorologique me fascine beaucoup.» Le projet Pollution Relief Switzerland de Colombini est, dans la lignée de Rahm, un exemple de l’intérêt porté au climat. «Entre projects personnels, mandats commerciaux et aures collaborations: Faire pleins de choses en même temps, voilà ce qui me motive.» 

Bien sûr, il faut trouver un équilibre: «Je fais de l’escalade et participle à des alleycat.» Ce sont des courses de vélo urbaines dont les participants traversent la ville pour accomplir diverses taches. «Je fais également de l´Urban Explorations: Avec des potes, on explore l’espace urbain, ses friches, souvent industrielles, et d’autres bâtiments et espaces abandonés.» L’exploration est un sujet qui revient sans cesse: «J’adore voyager à l’Est, son atmosphère étrange, froide, son côté simple et modeste.»

Une esthétique touchante

C’est aussi en voyage, pendant des vacances sac-à-dos d’un mois à travers la Norvège, la Suède et le Danemark, qu’un autre de ses projets a vu le jour: le Northscape Book. Il s’agit d’un film de près de 6 minutes qui rend hommage à l’architecture scandinave. Des séquences vidéo se suivent, à la manière des chapitres d’un livre, elles sont dédiées au climat, à la lumière, aux matériaux naturels, comme le bois et la pierre, et aux matériaux dans un contexte architectural. Colombini a un regard embrasse la réalité de la nature et de l’espace urbain qu’il sait capter dans sa simplicité: quatre parasols pliés devant un café flottent au vent, comme s’ils dansaient joyeusement. Mais cette scène d’un café désert, abandonné, traduit aussi la nostalgie d’une belle journée d’été qui aurait pu être ensoleillée et active. Ce projet aussi une certaine qualité poétique.

En parlant de son projet le plus récent, l’installation Swing Shelter, qui était visible pendant tout le mois de décembre à côté du Keck Kiosk devant Kaserne à Bâle, Colombini s’emballe. «J’aime la sobriété de l’installation, qui est composée de matériaux simples comme le bois et n’a pas recours aux technologies. de plus, on peut y trouver un aspect social. Elle offre en effet aux passants un toit, une balançoire ainsi qu’un banc. Et fonctionne ainsi comme un lieu de passage chaleureux que l’on a envie d’investir.» Lors du vernissage, il y avait du vin chaud offert et un concert de musique. Il s’agit, encore une fois, d’un travail réalisé en collaboration avec deux amis architectes.

Le monde comme un terrain de jeu

Comment développe-t-on un tel regard sur le monde? Colombini parle d’un aspect inattendu: «J’ai grandi à Lavaux, dans les vignes pas loin de Lausanne. Quand on était jeunes, on faisait beaucoup de skate. Ça transforme le monde, l’architecture en terrain de jeu. D’un coup, tu préfères un banc public à un autre, car il se prête mieux au skate. Je pense qu’à cette époque, j’ai développé une approche assez particulière de l’espace urbain. Et j’ai appris à interroger le monde de façon différente.» La compréhension du travail de Colombini devient plus clair lorsqu’il mentionne que l’approche des nouveaux média s’est également fait par le skate: «À l’époque, nous avons lancé un site web avec des photos, des vidéos et d’autres infos autour du skate — on a apprenait par nous-mêmes à utiliser les logiciels et les outils informatiques.» 

Le jeune homme qui va bientôt quitter la Suisse pour une longue période, semble malgré tout très serein. «Quand j’y suis allé pour l’entretien, l’atmosphère m’a beaucoup plu. Un des grands avantages de l’ECAL est de permettre la coopération entre étudiants et entreprises de renom. J’ai l’impression que le Royal College of Art de Londres est quant à lui plus étroitement lié à la scène artistique locale et aux galeries. L’experimentation artistique est mise en avant et beaucoup de diplômés ouvrent leurs propres studio d’art et design.» L’intitulé de son futur cursus est Design Interactions. Il est conçu de manière expérimentale et basé sur un mélange des disciplines: biologie, technologie, design, espace et électronique. «Je pense que c’est un bon endroit pour experimenter et se faire un réseau.» Et pour la poésie, on espère. 

David Colombini sur la découverte des talents du Pour-cent culturel Migros
Site web de David Colombini 

Solo expositions

Expositions collectives

  • 2015: «The Expo Guide»
    An installation at the exhibition Memories of the future at the Machines Room, Bethnal Green, London
    The Expo Guide
  • 2015: «Inhabiting & Interfacing the Cloud(s)»
    A research project beetween Fabric ch, HEAD, EPFL-ECAL LAB shown at the exhibition Poetics and Politics of Data, Haus der elektronischen Künste, Basel
    Inhabiting & Interfacing the Cloud(s)
  • 2014: The Swing Shelter
    Le Swing Shelter est une installation dans l'espace public du Kiosk Keck, à la caserne de Bâle. Je l'ai conçu et construit avec mes amis, les architectes Yannick Claessens et Niels Werner.
    The Swing Shelter
  • 2012: ECAL in Lantal Melchnau
    L'exposition «Fabric of Light» présente des installations imaginaires et interactives qui jettent un regard rêveur sur les textiles du futur.
    Fabric of Light
  • 2011: ECAL Design Fair in Milan
    Rèalisation d'une installation interactive et d'une application iPad pour Hermes et Wallpaper au salon du design de Milan.
    Mehr

Web Publications

Attachment on CreativeApplication.net / 01.10.14
by Filip Visnjic, Editor-in-chief at CreativeApplications.Net
Attachment by David Colombini — Poetic machine to send messages to someone, somewhere

Attachment on wired.com / 10.10.14
Forget a Message in a Bottle. Send a YouTube Video in a Giant Balloon

Attachment on the creatorsproject / octobre 2014
Giant Biodegradable Balloons Are The New Messages-In-A-Bottle

Attachment on www.prote.in
by Alex Moore
Attachment

The Expo Guide


Attachment


NorthscapeBook


Pollution Relief in Switzerland


The Swing Shelter