La Fédération des coopératives Migros encourage le cinéma suisse depuis de nombreuses années. En 1943 déjà, elle disposait de participations à Praesens-Film AG. En effet, Gottlieb Duttweiler, fondateur de Migros, désirait assurer son soutien à une «production cinématographique suisse éthique et de haute qualité». Résultat de ce partenariat: des films qui ont écrit l’histoire, tels «La dernière chance», «Le Fusilier Wipf», «Heidi» ou «Marie-Louise». Ce dernier a d’ailleurs remporté un Oscar.

Encouragement du cinéma

Depuis 1965, le Pour-cent culturel Migros soutient systématiquement la création cinématographique suisse par des mesures de promotion novatrices, donnant des impulsions et sans bureaucratie inutile. Pourquoi? Parce que le film est un média d’importance cruciale pour la culture moderne. Il contribue dans une large mesure à la prise de conscience et à l'identité culturelle d'un pays.

L’objectif de cette promotion est de permettre la projection de films helvétiques de valeur artistique et culturelle, et de faciliter au public l’accès à la création cinématographique du pays. L’accent principal est mis sur la promotion de la relève et le soutien des auteurs de scénarios.

Peuvent bénéficier d’un soutien les bonnes idées de films (Idées de longs métrages), la réalisation de productions professionnelles dans les diverses disciplines cinématographiques (Postproduction), la production de films documentaires traitant de thèmes de société importants pour la Suisse (Film documentaire-CH), les festivals de films proposant des mesures de promotion durables de la relève cinématographique suisse et/ou de scénaristes suisses (Festivals de films) ainsi que des projets de films offrant de nouvelles perspectives et des impulsions pour le développement du film à tous les niveaux (Nouvelles perspectives).

Peuvent solliciter une contribution de soutien les cinéastes ou les producteurs/trices responsables du projet sur le plan financier s’ils sont de nationalité suisse ou s’ils sont étrangers mais vivent et travaillent en Suisse depuis au moins quatre ans.

Vous trouverez des informations détaillées dans les directives correspondantes.

COMMENT S'INSCRIRE?

Choisissez le domaine de soutien auquel appartient votre projet. Si votre projet remplit les conditions énoncées là, vous pouvez vous inscrire sur le portail de requêtes en ligne. Seules les requêtes saisies via le portail de requêtes en ligne seront examinées.

Un scénario de qualité constitue la base d’un bon film. C’est pourquoi le Pour-cent culturel Migros peut attribuer des contributions de soutien à des idées d’œuvres cinématographiques et les inscrire dans un programme de mentoring – de leur naissance à leur réalisation. Ce soutien est volontairement accordé au début pour soutenir les auteurs de scénarios durant cette phase créative importante. Ils doivent pouvoir fournir ce travail dans des conditions professionnelles.

Idées de longs métrages

Le Pour-cent culturel Migros prend en charge les trois quarts des honoraires des auteurs de scénarios – au maximum 15 000 francs; un quart est versé par la société de production. Ils bénéficient en plus d’un programme de mentoring national et international. Lorsque l’auteur peut prouver qu’il a obtenu le financement pour un scénario sur la base du traitement ainsi élaboré, la poursuite du mentorat lui est garantie jusqu’à ce que le scénario soit terminé.

De plus, l’auteur ou le duo auteur-producteur aura l’occasion de participer gratuitement à une Masterclass et, selon les disponibilités, d’utiliser les locaux de la résidence d’artistes Arc à Romainmôtier (www.arc-artistresidency.ch) ou de profiter des offres du Coworking Space Impact Hub à Zurich (www.zurich.impacthub.ch).

Vous trouverez d’autres informations dans les directives ci-contre.

Dates 2018:

  • 1er délai de remise des dossiers 2018: 4 mai 2018 (réunion du film: 12 juin 2018)
  • 2e délai de remise des dossiers 2018: 5 octobre 2018 (réunion du film: 20 novembre 2018)

Le jury 2018:

  • Christa Saredi, Zurich
  • Britta Rindelaub, Genève
  • Plinio Bachmann, Zurich

Lien sur le pool de mentors

  • Mentors nationaux en collaboration avec le Script Coaching de FOCAL
  • Mentors internationaux

Aucun soutien n’est accordé pour:

  • des idées de séries télévisées;
  • tous les genres de films autres que longs métrages de fiction;

Idées de films soutenus

Le Pour-cent culturel Migros soutient la postproduction professionnelle de films suisses déjà tournés – indépendamment de leur format, catégorie ou longueur – et contribue ainsi au solde de leur financement. L’accent est mis sur les films de la relève.

Postproduction

Avec de meilleures possibilités de réalisation, les films promus ont de plus grandes chances de s’imposer sur les marchés national et international du film et d’obtenir l’adhésion du public.
Bénéficient d’un soutien de 50 000 francs au maximum:
  • les productions de films suisses professionnels de tous genres;
  • les longs métrages avec un budget jusqu’à 2 millions de francs;
  • les films documentaires avec un budget jusqu’à 700 000 francs; 
  • les films de fin d’études de candidats ayant achevé une formation professionnelle cinématographique.
Peuvent présenter une demande de financement les artistes du monde du cinéma et les producteurs de nationalité suisse ou étrangère, vivant en Suisse depuis au moins quatre ans, et responsables du financement du projet. Le film doit être achevé à au moins 80%.Les demandes peuvent être présentées en tout temps. Elles sont évaluées par une commission cinématographique de trois à quatre personnes. Quatre séances ont lieu chaque année.
Membres de la commission:
  • Susann Rüdlinger, Zurich
  • Christoph Schaub, Zurich
  • Max Karli, Genève

Prochains délais de remise des dossiers:

  • Délai de remise 2: 9.4.2018   | réunion du film 2: 29.5.-31.5.2018
  • Délai de remise 3: 27.8.2018  | réunion 3: 2.10.-4.10.2018
  • Délai de remise 4: 29.10.2018 | réunion 4: 11.12.-13.12.2018
Vous trouverez de plus amples informations dans les directives 2018.

Aucun soutien n’est accordé pour:

  • les documentaires dont le budget actuel dépasse la somme de 700 000 francs;
  • les films de fiction et d’animation dont le budget actuel dépasse la somme de 2 millions de francs;
  • les films commandités ou publicitaires;
  • l’art vidéo;
  • les projets d’installations et de performances;
  • les clips musicaux et vidéos (voir les directives Pop);
  • les projets de films didactiques/supports d’enseignement;
  • les coûts de location et de promotion;
  • les films financés majoritairement par des instituts de télévision;
  • les films présentés au public avant la séance du jury;
  • les projets dont le statut juridique est peu clair.

Films soutenus

Le film documentaire est une des compétences de base de la création cinématographique suisse. Pour lui procurer une plateforme prometteuse de succès et animer la discussion sur des thèmes de société importants, le Pour-cent culturel Migros organise un concours de film documentaire en deux étapes.

Concours de film documentaire-CH

Les créateurs cinématographiques intéressés peuvent soumettre au Pour-cent culturel Migros leurs projets de film consacrés à des questions de société actuelles et pertinentes pour la Suisse. Un jury choisit parmi les projets reçus trois d’entre eux et soutient leur élaboration à raison de 25’000 francs chacun jusqu’au stade de la production possible. Les projets développés seront présentés une seconde fois au jury. La réalisation du projet gagnant est financée à hauteur de 400’000 francs et par un soutien supplémentaire de 80’000 francs de la SRG SSR. Les gagnants ne sont plus astreints à une longue phase de recherche de fonds, ils peuvent directement se lancer dans leur projet. De telles circonstances sont uniques en Suisse.

Le concours Film documentaire-CH bénéficie de l’aide d’Engagement Migros – un fonds de soutien du Groupe Migros.

Sont exclus du concours les films suivants :

  • Téléfilms ou séries télévisées
  • Longs métrages
  • Courts métrages

Actualité :

Thème du 9e concours de film documentaire-CH:

L’identité: Mise au concours

Dates 2018 :    
Délai de remise pour la 1e étape: 18 mai 2018
Remise du prix au projets gagnants: Festival de Locarno 2018
Délai de remise pour la 2e étape: 7 décembre 2018
Remise du prix au film gagnant: Journées de Soleure 2019    

Le jury 2018 :

  • Jean-Stéphane Bron, président du jury et réalisateur, Lausanne
  • Nadine Adler, responsable de projet Cinéma, Direction des affaires culturelles et sociales, Fédération des coopératives Migros, Zurich
  • Silvana Bezzola Rigolini, RSI Acquisition de films documentaires / Pacte de l’audiovisuel, Locarno
  • Claudia Bucher, directrice des émissions THEMA et Géopolitique, ARTE G.E.I.E, Strasbourg
  • Jakob Tanner, historien, Zurich

En 2019, après 10 ans d’existence, le concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH vivra sa dernière édition.

8e concours de film documentaire-CH

Avec son projet «Les Guérisseurs», Production: Bande à part Films, Lausanne, Marie-Eve Hildbrand remporte le 8e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH sur le thème de l'orientation. Le prix a été remis à la réalisatrice lausannoise le 26 janvier 2018, lors des Journées de Soleure.

Le projet cinématographique se focalise sur le système de santé en mutation: la médecine classique fait de remarquables progrès, il arrive parfois déjà que l’on nous promette l’immortalité. Mais la discipline devient de plus en plus une profession high-tech, et cette évolution menace de lui faire perdre de vue l’importance de l’être humain. Parallèlement à cela, les médecines alternatives sont de mieux en mieux acceptées. Il devient difficile de ne pas se perdre dans cette profusion d’offres, alors qu’il est vital de parvenir à s’orienter. Le projet «Les Guérisseurs» met en vedette le père de la réalisatrice, un généraliste qui ne parvient pas à trouver un successeur pour son cabinet. Il est entouré d’une série de parties prenantes et de patients, du guérisseur à l’étudiante en médecine en passant par le robot docteur. La somme de ces portraits donnera une notion de tout ce que «guérir» peut signifier aujourd’hui. Pour Ulrich Seidl, président du jury, «il s’agit d’une thématique sociétale particulièrement pertinente, que la réalisatrice prévoit d’aborder avec grande sensibilité et ouverture envers ses protagonistes et avec beaucoup d’empathie documentaire.»

Eloge d'Irène Challand, Responsable Unité des films documentaires RTS

Le projet vainqueur du 8e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH a été choisi parmi les trois projets suivants:

Thomas Haemmerli – haemmerli.com et Turnus Film, Zurich – avec «Vom Bergler, Flacherdler und Wahrheitler.»
L’European Kings Club a-t-il été victime d’un complot des banques, des francs-maçons et de l’UE? Le gouvernement Bush est-il responsable des attentats du 11 Septembre? Le monde est-il en réalité dirigé par des reptiliens? Les théories du complot ne sont pas nouvelles, mais à l’heure d’internet, elles sont plus présentes que jamais. Thomas Haemmerli s’attaque à quelques-unes de ces thèses qui ont fait un tabac. Il discutera avec des agriculteurs de Suisse centrale qui ont perdu toutes leurs économies lors de l’effondrement de l’European Kings Club. Il interrogera les « Truthers » et découvrira pourquoi un avion de ligne percutant un gratte-ciel ne suffit en aucun cas à en provoquer la chute. Et il répondra avec l’arme la plus efficace dont dispose la pédagogie: l’humour.

Mischa Hedinger et Ivo Zen – Alva Film, Genève – avec « Security »
Chantiers, événements sportifs, concerts: les agents de sécurité sont partout. La « security » est un business florissant, comme on dit en bon franglais. Mais en dépit – ou peut-être à cause – du nombre croissant de prestataires sur le marché, les emplois du secteur de la sécurité sont mal rémunérés. De nombreux vigiles n’ont aucune formation professionnelle et vivent dans des conditions précaires. La branche a globalement mauvaise réputation et s’efforce depuis plusieurs années de se professionnaliser. Mischa Hedinger et Ivo Zen se projettent au-delà de l’uniforme. Qui sont celles et ceux qui se forment au métier de spécialiste de la sécurité et de la surveillance et qui devront un jour faire régner le calme et l’ordre?

Marie-Eve Hildbrand – Bande à part Films, Lausanne – avec «Les Guérisseurs»
La médecine classique fait de remarquables progrès, il arrive parfois déjà que l’on nous promette l’immortalité. Mais la discipline devient de plus en plus une profession high-tech, et cette évolution menace de lui faire perdre de vue l’importance de l’être humain. Parallèlement à cela, les médecines alternatives sont de mieux en mieux acceptées. Il devient difficile de ne pas se perdre dans cette profusion d’offres, alors qu’il est vital de parvenir à s’orienter.
Le projet «Les Guérisseurs» met en vedette le père de la réalisatrice, un généraliste qui ne parvient pas à trouver un successeur pour son cabinet. Il est entouré d’une série de parties prenantes et de patients, du guérisseur à l’étudiante en médecine en passant par le robot docteur. La somme de ces portraits donnera une notion de tout ce que «guérir» peut signifier aujourd’hui.        

Le jury 2017 :

  • Ulrich Seidl, président du jury et réalisateur, Vienne
  • Nadine Adler, responsable de projet Cinéma, Direction des affaires culturelles et sociales, Fédération des coopératives Migros, Zurich
  • Irène Challand,  responsable de l’unité des films documentaires de la RTS, Genève
  • Jakob Tanner, historien, Zurich
  • Anna Thommen, réalisatrice, Bâle

7e concours de film documentaire-CH

Avec son projet  « Das einzige, was wir zu fürchten haben, ist die Furcht selbst. » (« La seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même. » , Franklin D. Roosevelt, 1933) , Mirjam von Arx remporte le 7e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH sur le thème de l'utopie. Le prix a été remis à la réalisatrice zurichoise le 20 janvier 2017, lors des Journées de Soleure.

Le projet de Mirjam von Arx est focalisé sur la peur. La peur est l’une des émotions les plus intenses et les plus efficaces de l’être humain. Elle déploie ses effets à tous les niveaux, elle influence les décisions personnelles et la politique mondiale. «La seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même» est une tentative satirique, mais aussi empathique, d’expliquer comment la peur fonctionne et comment nous pouvons en tirer profit. Du philosophe à la sportive de l’extrême, en passant par l’instructeur de survie, la parole est donnée à des personnes qui, de par leur métier, ont affaire à la peur et sont amenées à évaluer et/ou éviter les risques. Au-delà de tout cela se pose une double question: est-ce une utopie souhaitable d’imaginer une société sans peur? Pourrions-nous tout simplement vivre sans elle? Pour Ulrich Seidl, président du jury, «le projet a convaincu par sa manière à la fois sérieuse et satirique d’aborder une thématique sociétale d’une grande actualité. Un film qui concerne chacun d’entre nous.»

Eloge d'Ulrich Seidl, président du jury et réalisateur, Vienne

Le projet vainqueur du 7e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH a été choisi parmi les trois projets suivants:

Mirjam von Arx – ican films, Zurich – avec «La seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même» (Franklin D. Roosevelt, 1933) 
La peur est l’une des émotions les plus intenses et les plus efficaces de l’être humain. L’idée d’un monde sans risque et donc sans peur est par conséquent une utopie. Avec ce projet, Mirjam von Arx met en lumière, sur fond satirique, le fonctionnement de la peur, la manière dont les compagnies d’assurance, les fabricants d’armes ou les hommes politiques en tirent profit, mais aussi la façon dont chacun de nous fait face aux aléas de la vie. On souhaite minimiser la peur, partout. Mais n’est-elle pas vitale? Et une société sans peur n’est-elle finalement pas plutôt une dystopie?

Pierre Yves Borgeaud – Momentum Production et Louise Productions, Lausanne – avec « La Lutte Finale » 
La moyenne d’âge en Suisse augmente constamment; en effet, les baby-boomers et les soixante-huitards atteignent peu à peu l’âge de la retraite. Les révolutionnaires d’antan sont toujours à la recherche d’alternatives et se réunissent en communautés et colocations de seniors. Dans « La Lutte Finale », Pierre-Yves Borgeaud s’intéresse non seulement à la manière dont les anciens gauchistes et communistes organisent leurs vieux jours loin des homes et des maisons de retraite, mais aussi à ce qu’il est advenu des espoirs d’autrefois. 

Pauline Julier – Close Up Films, Genève – avec «La Nouvelle Atlantide» 
Le Grand collisionneur de hadrons du CERN, près de Genève, est la plus grande machine jamais construite par l’homme. Mais il n’est rien comparé au futur collisionneur circulaire en projet, qui devrait atteindre une circonférence de 100 km et permettra d’aller encore plus loin dans l’exploration de notre univers et de sa formation. La réalisatrice Pauline Julier souhaite suivre pendant deux ans les travaux préliminaires de ce projet. Elle s’intéresse à rien de moins qu’aux questions fondamentales sur l’origine de l’univers et sur la naissance de l’espace et du temps.

Le jury 2016 :

  • Ulrich Seidl, président du jury et réalisateur, Vienne
  • Nadine Adler, responsable de projet Cinéma, Direction des affaires culturelles et sociales, Fédération des coopératives Migros, Zurich
  • Irène Challand,  responsable de l’unité des films documentaires de la RTS, Genève
  • Jakob Tanner, historien, Zurich
  • Anna Thommen, réalisatrice, Bâle

6e concours de film documentaire-CH

Avec son projet «Milan Noir», Sergio Da Costa remporte le 6e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH sur le thème du temps. Le prix a été remis au réalisateur genevois le 22 janvier 2016, lors des Journées de Soleure.

Le projet de film de Sergio Da Costa (production: Close Up Films, Genève) porte le nom de «Milan Noir»: le Centre ornithologique de réadaptation (COR), dans le canton de Genève, ne soigne pas uniquement des oiseaux malades, il œuvre aussi comme centre de réinsertion pour les bénéficiaires de prestations sociales. Le réalisateur suit un oiseau de proie blessé et filme sa guérison, jusqu’à ce qu’il puisse être relâché dans la nature. En mettant en regard la situation de l’oiseau et celle des protagonistes humains, le film illustre différentes manières d’appréhender le temps: d’une part le rythme imperturbable de la nature, qui ne peut être accéléré, et d’autre part la cadence infernale de notre société axée sur la performance et que beaucoup de personnes peinent à suivre.

Éloge d'Irène Challand, Responsable Unité des films documentaires RTS 

Le projet vainqueur du 6e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH a été choisi parmi les trois projets suivants:

Sandra Gysi (TILT Production GmbH, Zurich) avec «Wir haben die Uhr – Ihr habt die Zeit» (Nous avons l’horloge, vous avez le temps). Existe-t-il un meilleur endroit qu’une gare pour expérimenter concrètement ce qu’est le temps? C’est un va-et-vient continu. Un film tourné sur 24 heures dans les gares centrales de Zurich et du Caire montre comment deux cultures différentes appréhendent le temps. Dans les deux gares, nous suivons des protagonistes choisis au préalable et découvrons diverses manières de vivre l’écoulement du temps.

Nicole Vögele (Intermezzo Films, Genève) avec «Closing Time». La réalisatrice part à la recherche d’une atmosphère à laquelle elle donne le nom de «Zwischenzeit» (intervalle). Au moyen d’un documentaire poétique, elle souhaite capturer ce moment situé entre le travail et les loisirs, quand chaque personne se retrouve face à elle-même. Elle espère repérer ces instants dans un restaurant de nuit à Taipei. Là où le temps ne s’arrête jamais et où il ne s’écoule que lentement.

Sergio da Costa (Close Up Films, Genève) avec « Milan Noir ». Le Centre ornithologique de réadaptation de Genève (COR) ne soigne pas uniquement des oiseaux malades. Il s’agit aussi d’un centre de réinsertion pour les bénéficiaires de prestations sociales. Le réalisateur suit un oiseau de proie blessé sur le chemin de la guérison. En mettant en regard la situation de l’oiseau avec celle des protagonistes humains, il pose des questions importantes sur notre société axée sur la performance, sur les problématiques environnementales et également sur la temporalité.

Le jury 2015 :

  • Nadine Adler, Responsable de projet Film, Direction des affaires culturelles et sociales, Fédération des coopératives Migros, Zurich; présidente du jury
  • Simon Baumann, réalisateur et producteur, lauréat du premier concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH avec «Zum Beispiel Suberg»
  • Irène Challand,  Responsable Unité des films documentaires RTS 
  • Barbara Pichler, programmatrice indépendante de festivals de cinéma, Vienne
  • Lara Stoll, poétesse slam, Winterthour


5e concours de film documentaire-CH

Le projet gagnant du 5e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH est intitulé «2,8 Tage». La réalisatrice zurichoise Jacqueline Zünd (production : real Film GmbH, Zurich) s’est vu remettre la récompense le 23 janvier 2015 dans le cadre des Journées de Soleure.

Le projet de film de Jacqueline Zünd (production: real Film GmbH, Zurich), intitulé «2,8 Tage», est consacré aux enfants du divorce. Deux adultes se séparent, une famille se disloque et la vie des enfants est partagée. L’unité à laquelle on croyait donne naissance à deux mondes, répartis entre deux espaces. Partant de la pratique actuelle en Suisse qui, en cas de divorce, prévoit en règle générale le droit de garde partagé, Jacqueline Zünd entreprend une approche cinématographique du point de vue des enfants, de la réalité vécue par ces derniers. Ce faisant, elle s’intéresse aux espaces aussi bien extérieurs qu’intérieurs, sans oublier les espaces intermédiaires.

Laudatio de Simon Baumann, le gagnant du 1e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH

Le projet vainqueur du 5e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH a été choisi parmi les trois projets suivants:

Thomas Haemmerli (ican films GmbH, Zurich) avec «Die Gentrifizierung bin ich: Beichte eines Finsterlings». Dans son essai, basé sur ses expériences personnelles en matière de logement et reprenant du matériel d’archives, Thomas Haemmerli veut reconstruire la perception que la Suisse a du «stress lié à la densité», qui a émergé avec l’initiative contre l’immigration de masse, et la confronter à d’autres réalités existentielles, comme dans des métropoles telles que Mexico ou Saigon.

Jacqueline Zünd (real Film GmbH, Zurich)avec «2,8 Tage». Partant de la pratique actuelle en Suisse qui, en cas de divorce, prévoit en règle générale le droit de garde partagé, Jacqueline Zünd entreprend une approche cinématographique, du point de vue des enfants, de la réalité vécue par ces derniers. Ce faisant, elle s’intéresse aux espaces aussi bien extérieurs qu’intérieurs, sans oublier les espaces intermédiaires.

Charlie Petersmann (Intermezzo Films, Genève) avec «Tous ne sont pas des anges». Les chantiers sont des lieux de travail en plein air. La plupart des ouvriers de ce secteur sont des étrangers d’origine diverse. Et pourtant ils construisent la Suisse de demain. Dans son film, Charlie Petersmann se penche sur le microcosme d’un chantier – et sur les barrières visibles ou invisibles qui séparent ouvriers, chefs et futurs habitants.

Le jury 2014:

  • Nicole Hess, cheffe de projet cinéma, Direction des Affaires culturelles et sociales, 
    Fédération des coopératives Migros, Zurich, présidente du jury
  • Simon Baumann, réalisateur de films documentaires et producteur, Suberg
  • Barbara Pichler, directrice du festival du film «Diagonale», Graz
  • Lara Stoll, poète slam, Winterthour
  • Nicolas Wadimoff, réalisateur de films documentaires et producteur, Genève
  • Sven Wälti, responsable des coproductions, direction générale SRG SSR, Berne



4e concours de film documentaire-CH

Le gagnant du 4e concours de film documentaire-CH, qui avait été ouvert pour la première fois sans indication de thème, est le réalisateur genevois Daniel Schweizer avec «Trading Paradise» (production: HesseGreutert Film AG, Zurich).

«Trading Paradise», le film de Daniel Schweizer, s’intéresse aux négociants internationaux en matières premières tels que Glencore-Xstrata ou Gunvor, dont le siège est en Suisse, et dont le nom est apparu en lien avec des problèmes environnementaux et des accusations de corruption. A l’aide de trois exemples concrets sur l’extraction et le commerce des matières premières en Afrique et en Amérique latine, le Suisse illustre la «Chronique d’une crise prévisible», qui est aussi le sous-titre de son film. Le réalisateur ne s’intéresse pas seulement aux conséquences du commerce des matières premières sur la population locale et sur l’environnement, mais aussi sur l’image de la Suisse, qui se trouve à nouveau au centre de l’attention internationale parce qu’elle accueille les sièges des entreprises concernées.

Le projet gagnant du 4e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH a été choisi parmi les trois projets suivants:

  • Ufuk Emiroglu (Dschoint Ventschr Filmproduktion AG, Zurich), avec «T’chaux»: quand Paul Nizon a publié son pamphlet «Discours à l’étroit» (1970), la réalisatrice Ufuk Emiroglu n’était pas encore de ce monde. Née en 1980 en Turquie, elle a grandi en Suisse romande. Dans «T’chaux», Ufuk Emiroglu se demande comment la jeunesse actuelle vit la sensation d’étroitesse spirituelle et géographique.
  • François Kohler (P.S. Productions, Châtel-St-Denis), avec «La science du bonheur – entre les barreaux»: parce que plusieurs établissements pénitentiaires vaudois sont surpeuplés, les autorités ont été amenées à lancer un projet pilote de méditation thérapeutique pour les détenus. Le but de l’intervention est de leur permettre de retrouver leur équilibre émotionnel.
  • Daniel Schweizer (HesseGreutert Film AG, Zurich), avec «Trading Paradise»: après le débat autour du secret bancaire, la Suisse pourrait à nouveau se retrouver au centre de l’attention internationale en tant que paradis pour les négociants en matières premières, tels Glencore-Xstrata ou Gunvor, confrontés à des problèmes environnementaux et à des accusations de corruption dans les pays producteurs.



3e concours de film documentaire-CH

C’est Thomas Isler qui remporte la 3e édition du concours Film documentaire-CH sous le titre «Courage? Courage!» organisé par le Pour-cent culturel Migros, avec son projet de documentaire «Le temps fraîchit en Europe» (société de production: maximage, Zurich)

Le projet de film de Thomas Isler (société de production maximage, Zurich) porte le sous-titre «Les faux amis de la démocratie directe» et s’intéresse au phénomène des partis d’extrême droite en Europe qui s’inspirent du système politique suisse. Avec sa caméra, le réalisateur a filmé des apparitions de représentants suisses de l’UDC à l’étranger, interviewé des porte-parole de partis conservateurs en Allemagne, en France et en Autriche au sujet de leur vision de la démocratie et interrogé des historiens et des philosophes sur la portée sociale. L’objectif du film est de confronter la Suisse, qui se considère volontiers comme berceau de l’Etat de droit, avec son rôle dans une Europe secouée par la crise.

Le gagnant du 3e concours Film documentaire-CH du Pour-cent culturel Migros a été choisi parmi les trois projets suivants:

  • Floriane Closuit (société de production: Intermezzo Films, Lausanne), avec «Pas à pas»L’auteure est atteinte de sclérose en plaques depuis quelques années. Sous la forme d’un journal, elle a documenté à l’aide d’une caméra l’évolution de la maladie, sa lutte avec les contraintes physiques. Elle entremêlera des images personnelles, parfois très intimes, avec des prises de vues de son environnement social et de l’équipe médicale qui l’accompagne. L’objectif de son film courageux est de mettre davantage en lumière des sujets comme la normalité, la dignité humaine, le sens de la vie et l’intégration sociale.
  • Thomas Isler (société de production: maximage, Zurich), avec «Le temps fraîchit en Europe»Dans le cadre de son projet, sous-titré «Les faux-amis de la démocratie directe», Thomas Isler s’intéresse à un phénomène actuel: en Europe, beaucoup de partis d’extrême-droite s’inspirent du système politique de la Suisse. Il confronte leurs idées populistes à l’image que notre pays a de lui-même; la Suisse aime à se considérer comme le berceau de l’État de droit, mais elle est de plus en plus en conflit avec les Droits de l’Homme. Thomas Isler cherche à explorer la notion de démocratie dans une Europe secouée par la crise.
  • David Vogel (société de production: Dschoint Ventschr, Zurich), avec «Nicole s’appelle maintenant Aïcha» Dans ce pays très chrétien qu’est la Suisse, de nombreuses personnes se convertissent chaque année à l’islam. Pour découvrir ce qui les pousse à entreprendre cette démarche, l’auteur accompagne deux jeunes femmes au quotidien: l’une est déjà convertie et l’autre envisage la conversion. Ce sont deux étudiantes, l’une issue d’un foyer religieux votant UDC, l’autre d’une famille multiculturelle. L’objectif de ce film est de chercher à comprendre les raisons qui motivent la conversion, mais aussi l’irritation que cette démarche suscite dans l’environnement social.



2e concours de film documentaire-CH

Gagnant du 2e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH

«Gasthaus Helvetia» – voilà le nom du projet lauréat du 2e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH. Le «bistrot du coin» est-il un havre de liberté? C’est sur cette question que s’est penché Eric Bergkraut – réalisateur de films documentaires, né en 1957 – dans son projet de film «Gasthaus Helvetia» («Bistro de coin Helvetia») et qu’il s’est laissé surprendre, autant par la dénégation escomptée que par la possible confirmation. De quelle liberté s’agit-il? Les cafés visités par Eric Bergkraut, qui – à ses yeux – ne sont exceptionnels que parce qu’ils sont indéniablement ordinaires, se situent dans trois parties différentes du pays. Ces établissements et leurs hôtes reflètent-ils les libertés volubiles ou mutiques des diverses cultures? Ou sommes-nous déjà en proie à un nihilisme généralisé, comme le suggère Eric Bergkraut?

Les gagnants de la première étape de sélection du 2e concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH

  • Elda Guidinetti et Andres Pfaeffli, habitant tous deux à Meride, confrontent dans «Libertà sorvegliate» des jeunes de toutes les classes sociales avec le processus du XVIIe siècle contre Anastasia Provino. Les auteurs développement un projet de cross media sur la notion de liberté et les libertés de la jeune génération.
  • Eric Bergkraut, de Zurich, entreprend dans «Gasthaus Helvetia» un voyage dans les derniers bistrots traditionnels de Suisse, qui représentent un lieu de liberté.
  • Valérianne Poidevin, de Lausanne, dépeint dans «Lauriane in L.A.» le portrait d’une Ex-Miss Suisse qui tente sa chance comme actrice à Hollywood. Quand on n’est pas encore ce que l’on voudrait être, malgré toutes les peurs à surmonter, on a la liberté de se découvrir.



1er concours de film documentaire-CH

Gagnant du 1er concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH

Simon Baumann, de Suberg (BE) a ramporté - avec «zum Beispiel Surberg» - le premier concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH, dédidé au thème «Mondes de vie – vivre ensemble». La caméra à la main, le réalisateur tente l'expérience de s'intégrer dans le village qu'il habite depuis plus de trente ans, nais où il ne connaît pas ses voisins et n'a pas d'amis.

Les gagnants de la première étape de sélection du 1er concours du Pour-cent culturel Migros documentaire-CH

  • Fred Florey et David Epiney, tous deux de Genève, avec «La clé de la chambre à lessive», un portrait à la fois politique et poétique d’une maison sur laquelle pèse l’étiquette de «ghetto social».
  • Cédric Fluckiger et Simon Soutter, tous deux de Genève, avec «L’Usage du travail», le tableau d’un univers bien particulier, en l’occurrence celui des services de consultation des syndicats, où les employés viennent solliciter un premier conseil.
  • Andrea Müller, de Bettingen (BS), et Adrian Zschokke, de Zurich, avec «Reverse flow», un film dans lequel le «pays des missionnaires» – la Suisse – se transforme en «pays des évangélisés» sous l’influence de la «mega church Lighthouse Chapel International».
  • Roman Vital et Claudia Wick, tous deux de Zurich, avec «Valzeina», l’histoire d’un idyllique village de montagne qui, au lieu d’accueillir des enfants pendant les vacances, doit héberger des requérants d’asile déboutés.

Les festivals du film offrent aux producteurs de films une plate-forme indispensable leur permettant d’être perçus par le public intéressé et par les loueurs potentiels de films.

Festivals du film

Le Pour-cent culturel Migros soutient des festivals du film professionnels qui proposent des mesures durables de soutien à la relève du cinéma suisse et/ou aux auteurs de scénarios.Pour d’autres informations, veuillez consulter les directives.

Aucun soutien n’est accordé pour:

  • des festivals de film régionaux;
  • des cinémas open air.


Les nouvelles techniques audiovisuelles numériques remettent en question les limites classiques de la narration, de la distribution et de la production. Le Pour-cent culturel Migros soutient des projets de films offrant de nouvelles perspectives et des impulsions pour le développement du film à tous les niveaux: de la production à la diffusion, en passant par l’exploitation.

Nouvelles perspectives

Sont par exemple soutenus les projets de films dans le domaine numérique, tels que la réalité virtuelle, la VOD, les films interactifs ou les festivals en ligne, mais aussi des approches analogiques novatrices dans des domaines tels que le développement du sujet, la diffusion ou la promotion de la relève.

Une attention particulière est portée aux projets qui font la part belle au travail de la relève.

Aucun soutien n’est accordé pour:

  • les projets dont le budget excède 200 000 francs;
  • les productions de films classiques;
  • les jeux vidéo classiques;
  • les projets numériques ne relevant pas du domaine cinématographique (voir à ce sujet les directives «Culture numérique: contributions à des œuvres» ou les directives «Culture numérique: promotion de la diffusion»).