Laetitia Kohler


«Pas à pas, je vais terminer ma formation de danse contemporaine à la ZHdK et entrer le monde professionnel de la danse en trouvant une place de danseur interprète dans une compagnie de danse professionnelle.»

Mes objectifs

«Pas à pas, je vais terminer ma formation de danse contemporaine à la ZHdK et entrer le monde professionnel de la danse en trouvant une place de danseur interprète dans une compagnie de danse professionnelle. Toutes les portes sont encore ouvertes. Je me réjouis de faire mes propres expériences, découvertes et rencontres avec des gens qui partagent cette même passion pour la danse qui me pousse vers l’avant avec force.»

Biographie

Laetitia Kohler (1995, Delémont), expresse très tôt le vœu de danser. Elle entame une formation de danse classique et contemporaine à l’Ecole de danse Inès Meury Bertaiola ainsi qu’une formation artistique à l’Ecole de cirque Arc-en-cirque, à Delémont. Par la suite, elle part danser deux ans à la Basel Dance Academy sous la direction de Galina Gladkova Hoffmann. La maturité gymnasiale du Lycée cantonal de Porrentruy en poche, elle commence des études de Bachelor en danse contemporaine à la Haute-Ecole d’Arts de Zurich. Après deux années studieuses passées à Zurich, elle commence en août 2016 un stage de sept mois avec la chorégraphe Isabelle Beernaert pour la production «Ne Me Quitte Pas» aux Pays-Bas, en Belgique et en France. Elle achèvera son Bachelor en juin 2017.

Récompenses

  • 2016: Prix d’études de danse du pour-cent culturel Migros
  • 2015: Prix d’études de danse du pour-cent culturel Migros

Contact

Laetitia Kohler
Friesstrasse 35
CH–8050 Zürich

+31 625 56 75 86
+41 78 919 08 95
laetitiakohler@hotmail.com

Cap sur Amsterdam

Talent du mois

1er septembre 2016, Pascaline Sordet

Lauréate du prix d’étude de danse du Pour-cent culturel Migros deux années consécutive, la jeune danseuse Jurassienne Laetitia Kohler s’envole pour les Pays-Bas afin de parfaire sa formation, entamée à Zurich.

A Bienne, Laetitia Kohler m'attend sur une terrasse, en robe bleue, légèrement éblouie par le soleil de juillet. Dans trois jours, la danseuse part à Vienne pour faire un stage de danse, «juste pour le plaisir» dit-elle, et aussi pour se remettre en forme avant la rentrée. La danseuse a achevé en juin sa deuxième année de bachelor en danse contemporaine, à la Haute école d’art de Zurich, et attaque la dernière fin août. Au lieu de rejoindre Zurich, la jeune danseuse s’installe à Amsterdam, pour un stage de sept mois «qui me permet de valider la partie pratique du bachelor.»

Bachelor flambant neuf

A 21 ans, Laetitia Kohler est légèrement au-dessus de la moyenne d'âge de 18, 19 ans des étudiants du tout nouveau bachelor en danse contemporaine. Avec son accent chantant du Jura, Laetitia Kohler raconte: «Quant à la recherche des places de stage on a été livré à nous même, complètement.» Débrouillarde, elle a trouvé le sien sur internet et, tout comme ses quatorze camarades d'étude, elle a dû ensuite postuler et auditionner. L’école favorise ainsi l’initiative et l’autonomie, des qualités essentielles dans une carrière artistique.

«Je ne me sentais pas prête du tout, mais il fallait bien se lancer», admet la jeune femme qui porte ses longues et épais cheveux blondes en queue de cheval. Elle suit son intuition et passe plusieurs concours en Suisse, en Allemagne et en Hollande auprès de compagnies contemporaines. Finalement, elle effectuera son stage chez la chorégraphe et productrice belge Isabelle Beernaert où elle participera à la production «Ne Me Quitte Pas» qui sera montrée en Hollande, Belgique et France.

La nouvelle formation de danse à la Haute école d’art de Zurich est basée sur bien plus que la simple présence scénique. Elle part du principe que les danseuses et danseurs doivent non pas seulement savoir danser mais également transmettre la danse et être à l'aise dans le domaine de la chorégraphie. Parfois, Kohler se demande vers quel domaine d'application ses connaissances vont la mener. Peut-être ces doutes-là, font-elles partie du concept de formation? En revanche, Laetitia Kohler sait très bien ce qui la rebute : «Ce que je n’aime pas faire du tout, c’est ce qui est commercial. Je n’aime pas utiliser la danse pour vendre.» Entendre par là, les clips vidéos et tout ce qui est du ressort de l'évènementiel. «Soit parce que le message est trop clair, soit qu’il n’y en a pas. La dimension artistique et créatrice de ma discipline est très importante pour moi.»

Un parcours en ligne droite

Les séjours à l'étranger ne posent pas de problèmes à Laetitia Kohler. Elle a su très vite que le déracinement ferait partie de sa vie. Enfant, elle a commencé à danser à Delémont, d'abord la danse classique, puis la danse contemporaine. Par ailleurs, elle a suivi une formation à l'école de cirque locale. Alors qu’elle est gymnasienne, elle part se former pendant deux ans dans la cité rhénane à la Basel Dance Academy: «J'ai décidé d'aller voir plus grand et changer d'environnement. C'est là que je me suis rendu compte de ce qui n’existait pas au Jura.» Ce choix lui ouvre des portes à l’international, grâce à une professeure canadienne de parents russes, qui lui fait profiter de ses contacts à travers l’Europe. Elle perfectionne son allemand sur le tas.

Après la maturité, Zurich se dessine comme une étape logique dans le parcours de la danseuse, qui affirme n’avoir pas hésité au moment de choisir une carrière. «En tant que première volée du bachelor, on a eu beaucoup de chance. On a été privilégiés, aux petits soins. Certaines choses n’ont pas fonctionné, mais on avait notre mot à dire.» C’est aussi grâce à l’école qu’elle découvre le concours de danse du Pour-cent culturel Migros, qu’elle gagne deux années consécutives. Si elle se réjouit de l’aide financière, elle ajoute que «c’est une récompense qui fait plaisir», et que rétrospectivement elle a réalisé qu’au-delà de cet aspect concret, le prix lui a surtout donné confiance en elle.

Avec une mère biologiste et un père fonctionnaire, Laetitia Kohler a grandi dans un univers soutenant, financièrement et moralement, mais qui ne la destinait pas forcément à une carrière artistique. De ses parents, elle dit : «Ils ne nous ont jamais poussés, mais jamais rien interdit non plus.» D’ailleurs, son frère joue au hockey au Genève-Servette. Les deux sportifs sont très proches et se comprennent au travers de leurs passions respectives. S’ils ne se voient pas souvent, ils vivent la même vie.

Découvrir ce qu’on aime

À Delémont déjà, bien qu’elle ait commencé par étudier la danse classique, Laetitia Kohler s’est très vite découvert une attirance pour le jazz et le contemporain: «C’était, d’une certaine manière, moins strict.» Elle décrit la liberté qu’offre cette orientation, qu’elle situe à des niveaux très simples, comme le fait de pouvoir s’habiller comme on le désire et de ne pas être enfermés dans des danses historiques. «Si le répertoire classique est rassurant, il n’offre pas la même ouverture thématique. Dans la danse contemporaine, au contraire, on peut aborder des sujets actuels; pas nécessairement politique, mais qui communiquent avec le public.»

Comme dans toute forme d’expression, il faut y mettre beaucoup de soi. Mais être soi-même, qu’est-ce que ça veut dire ? «À l’école, on nous a beaucoup aidés à nous développer dans ce sens-là. Pour moi, cela veut dire laisser aller et arrêter de chercher le contrôle.» Lors des auditions surtout, il est important d’apporter quelque chose de particulier: «C’est important d’avoir un style, même s’il est tout aussi important de savoir être neutre pour se mettre au service des chorégraphes.» La Haute école d'art de Zurich forme des danseurs-interprètes qui doivent savoir se couler dans une idée. «J’aime beaucoup interpréter. Je ne dis pas que je n’aime pas créer, mais je ne me sens pas assez mature. Plus tard, peut-être?» Pour l’instant, elle apprend, notamment à travers la création de plateau et l’improvisation qui permet aux chorégraphes de coller au plus près aux corps des danseurs.

Image de soi

Ce corps, justement, est au cœur des séminaires théoriques qui émaillent la formation. À côté de l’histoire de la danse, les étudiants sont entre autres sensibilisés aux questions d’anatomie et de nutrition. Quelle importance l’alimentation a-t-elle lorsqu'on est danseuse? «On a tous une bonne hygiène de vie, on mange ce qu’on veut quand on veut, parce que le corps sait ce dont il a besoin.» Et la pression extérieure n’est de loin pas aussi grande que pour des petits rats d’opéra. Le milieu contemporain a un rapport plus décontracté à l’apparence physique. «Ce n’est pas comme la danse classique qui indique sur les annonces d’emploi le poids et la taille maximale…»

La danse est un métier exigeant, qu’on ne peut pas forcément exercer très longtemps. «A 40 ans, c'est généralement terminé.» Cette problématique n'empêche pas Laetitia Kohler d’avancer. «J’ai toujours voulu en faire le plus possible et rien ne me retient de tenter ma chance. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si je n’avais pas été prise à Zurich.» Courageuse, elle s'est engagée dans une nouvelle filière d'étude. Avec cette force tranquille elle fera également face à l’année de stage qui l’attend – et à son avenir de danseuse professionnelle.    

  • 2017/2016: «Ne me quitte pas», remake d'Isabelle Beernaert, Dancers on Stage, tournée en Belgique et Pays-Bas
  • 2016: «Sommernachtsglühen», Glühwürmchen-Festival, Rieterpark Zurich
  • 2016 : «Vadry», projet de solo soutenu par le BA Contemporary Dance, Zurich
  • 2016: BA Contemporary Dance; Theater der Künste, Zurich
  • 2016: «#il-prete-rosso» de Nunzio Impellizzeri
  • 2016: «Regions» de Francesca Harper
  • 2016: «I think no. Thing» de Marco Cantalupo
  • 2016: «Bleeding Heart» de Jan Willem de With, Zürcher Hochschule der Künste, Zurich
  • 2016/2015: BA Contemporary Dance; Theater der Künste, Zurich
  • 2015: «Les Sismographes» de Félix Duméril
  • 2015: «Nymphs» de Sonia Rocha et Roman Glaser
  • 2015: «With Love from Zürich» de Jérôme Meyer et Isabelle Chaffaud
  • 2015: BA Contemporary Dance; Theater der Künste, Zurigo, et Tanzhaus Zurich
  • 2015: «My angel rocks back and forth» de Romain Guion
  • 2015: «Die Kunst der Fuge» de Martin Schläpfer
  • 2015: «After Math» de Michael Schumacher
  • 2015: «Martini» de Richard Wherlock
  • 2015/2014: BA Contemporary Dance; Theater der Künste, Zurich
  • 2014: «With Love from Zürich» de Jérôme Meyer et Isabelle Chaffaud

«Ne me quitte pas», remake d'Isabelle Beernaert, Dancers on Stage, tournée en Belgique et Pays-Bas (2016/2017)

 


«Sommernachtsglühen», Glühwürmchen-Festival, Rieterpark Zurich (2016)

 


«Vadry», projet de solo soutenu par le BA en danse contemporaine Zurich (2016)

 


BA Contemporary Dance; Theater der Künste, Zurich (2016)

 


«#il-prete-rosso» de Nunzio Impellizzeri (2016)

 

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